
Le 1er février marque une série d’ajustements très concrets : certains touchent directement le pouvoir d’achat des ménages (transports, frais bancaires), d’autres modifient des paramètres juridiques sensibles (amendes pénales), et d’autres encore auront un impact administratif important dans la sphère santé (conditions de remboursement de certains antidiabétiques). Pour un cabinet d’expertise comptable et de conseil fiscal, l’intérêt n’est pas seulement « l’actualité » : c’est la capacité à traduire ces changements en impacts budgétaires, en réflexes de conformité et en messages simples pour les clients. Nous vous proposons un décodage pour vous nos membres, face à l’actu.
Plusieurs formules évoluent, dont le compte bancaire de base qui passe de 1,35 € à 1,65 € par mois, et des adaptations sur des packs « Beats » (hausse de certains, baisse d’autres).
Pourquoi c’est “cabinet-relevant” ?
Exemple
Un indépendant avec 2 comptes + un pack et un co-titulaire/mandataire peut voir un différentiel annuel de quelques dizaines d’euros. Ce n’est pas “énorme”, mais c’est typiquement le genre de micro-hausse qui nourrit le ressenti « tout augmente »… et génère des questions au cabinet.
Les amendes pénales (celles prononcées par un juge) sont indexées via un multiplicateur (décimes additionnels). Le multiplicateur évolue, entraînant une hausse significative du montant effectivement payé (exemple souvent donné : une amende “de base” de 1.000 € devient 10.000 € au lieu de 8.000 € auparavant).
Pourquoi c’est “cabinet-relevant” ?
Exemple
Un dirigeant qui minimise un risque (“on verra…”) peut être surpris par l’effet multiplicateur, surtout quand une amende “historique” est prononcée en 2026 sur base d’un texte ancien, mais indexée via les décimes.
Plusieurs opérateurs appliquent des hausses et/ou des simplifications tarifaires à partir du 1er février :
Pourquoi c’est “cabinet-relevant” ?
Exemple
Un client employeur à Bruxelles qui rembourse 100% d’un abonnement annuel STIB verra automatiquement l’impact sur le budget RH “mobilité”, sans modification de la politique interne.
À partir du 1er février 2026, le remboursement de plusieurs médicaments antidiabétiques de la classe des analogues du GLP-1 (souvent cités : Ozempic, Rybelsus, Trulicity, Victoza, Xultophy) nécessite une autorisation via le médecin-conseil de la mutualité.
Pourquoi c’est “cabinet-relevant” ?
Exemple
Un client non diabétique utilisant un médicament “détourné” (perte de poids) peut se retrouver confronté à un refus de remboursement : effet immédiat sur le budget mensuel et, souvent, une incompréhension du “pourquoi maintenant ?”.
Changement (entrée en vigueur) | Qui est touché ? | Impact concret | Réflexe cabinet (pratique) |
Tarifs bancaires Belfius (01/02/2026) | Particuliers, indépendants, PME | Hausse de frais récurrents | Alerter les clients “budget”, vérifier paramétrage catégories (frais bancaires) |
Décimes additionnels – amendes pénales (01/02/2026) | Toute personne/entreprise concernée par une amende pénale | Montants payés plus élevés | Message de prévention + rappel : amendes ≠ “frais” ; vigilance provisions/litiges |
Transports (01/02/2026) | Navetteurs, employeurs | Abonnements/tickets plus chers, nouveaux titres | Anticiper questions sur remboursement, justificatifs, adaptation politiques internes |
Remboursement GLP-1 (01/02/2026) | Patients concernés | Autorisation préalable → risque de non-remboursement | Orienter vers médecin/mutuelle, éviter lecture “fiscale” du sujet |
Pour l’essentiel, non : ce sont des hausses tarifaires (transports, banque), un mécanisme pénal (amendes) et une règle de remboursement santé. L’impact fiscal est indirect : budget, charges, politique de remboursement, et parfois traitement comptable (provisions, ventilation de charges).
Pas automatiquement. Mais il est utile de :
Parce que l’effet multiplicateur via décimes additionnels change le niveau de risque financier. Et dès qu’un risque financier augmente, le cabinet est mécaniquement sollicité : “on provisionne ?”, “c’est déductible ?”, “on fait quoi en gouvernance ?”.
En filigrane, c’est exactement la vocation d’un Ordre comme l’OECCBB : transformer l’actualité réglementaire en réflexes sûrs, proportionnés et utiles pour les cabinets… et pour les entrepreneurs qu’ils accompagnent au quotidien.