
Contrairement à l’acquisition d’une habitation propre et unique, l’achat d’une résidence secondaire ne bénéficie généralement pas des régimes fiscaux préférentiels régionaux.
L’acquéreur supportera donc en principe les droits d’enregistrement sur le prix d'achat :12,5 % en Wallonie et à Bruxelles 12 % en Flandre
Point d’attention récent : la déductibilité fiscale ordinaire des intérêts d’emprunt hypothécaire relatifs aux résidences secondaires a été supprimée pour l’impôt des personnes physiques. Autrement dit, les intérêts du crédit ne permettent plus de neutraliser les revenus immobiliers imposables comme cela pouvait encore être le cas auparavant.
La détention d’une résidence secondaire génère plusieurs formes de taxation récurrentes (perçues annuellement).
Il s’agit d’un impôt régional calculé sur le revenu cadastral du bien, auquel s’ajoutent des centimes additionnels provinciaux et communaux.?
De nombreuses communes prélèvent une taxe spécifique sur les résidences secondaires. Le montant varie fortement selon les communes et peut parfois atteindre plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros par an dans certaines zones touristiques.
Même lorsqu’elle n’est pas louée, une résidence secondaire génère une base imposable à l’IPP.? Si le bien n’est pas loué ou s’il est loué exclusivement à des fins résidentielles à une personne physique, l’imposition repose sur le revenu cadastral indexé et majoré de 40 %.
Point d’attention complémentaire : cette logique s’applique également aux biens immobiliers situés à l’étranger. Les résidents belges ont l’obligation de déclarer au SPF Finances l’acquisition d’un immeuble situé à l’étranger afin qu’un revenu cadastral belge puisse lui être attribué.
La revente rapide d’une résidence secondaire peut également entraîner une taxation de la plus-value.
En cas de revente dans les 5 ans de l’acquisition, la plus-value immobilière peut être taxée au taux distinct de 16,5 % (hors centimes additionnels communaux).