Président @ Experts-comptables sans frontières | Administrateur @ Forum For the Future
Avec Peppol, n’importe quel fournisseur peut envoyer une e-facture à vous ou à vos clients, et elle arrive souvent directement dans le logiciel comptable sans que personne l’ait regardée. Doublons, erreurs de montant, fournisseurs inconnus ou fausses factures peuvent donc passer. Aussi avant de comptabiliser, vérifions qui entre.
Chères consœurs, chers confrères,
Un numéro d’entreprise, une suite de chiffres, et, lorsqu’il est correctement enregistré sur Peppol, le destinataire devient joignable sur le réseau. Un fournisseur peut alors nous transmettre, ou transmettre à nos clientes et clients, une e-facture structurée.
Le progrès est une belle chose. Il nous épargne de la saisie et des manipulations répétitives. Mais il a ses angles morts. Souvent, la facture peut glisser directement jusqu’au logiciel comptable, sans que personne ne l’ait regardée. Parfois, nos clientes et clients la voient arriver sans pouvoir nous laisser le moindre mot. Il nous faut alors leur écrire un e-mail.
Alors, qu’est-ce qui franchit le seuil ? Une facture en double. Une erreur de montant. Un fournisseur que personne ne connaît. Parfois, une fausse facture, entrée ni vu ni connu. Puis viennent les paiements indus, les corrections, les explications délicates. Nous découvrons, petit à petit, ces trouble-fêtes.
Soyons lucides, mais sans méfiance excessive : l’automatisation est notre alliée.
Seulement, une écriture validée trop vite, c’est une erreur qui prend ses aises.
Alors, surveillons la porte d’entrée.
Contrôlons avant de comptabiliser, dans l’outil d’e-facturation ou dans le logiciel, selon l’organisation de chacune et chacun. Vérifions que le fournisseur est bien celui attendu. Que les montants, la TVA et la description de la prestation tiennent debout. Ne validons définitivement qu’après cette vérification.
Et parlons-en à nos clientes et clients. Invitons-les à nous signaler toute facture douteuse avant qu’elle ne s’installe dans leur comptabilité. Un réflexe partagé vaut mieux qu’un tas de corrections.
Consœurs, confrères, l’e-facture ouvre la porte. À nous de rester celles et ceux qui regardent qui entre.