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Le Belge accorde plus d’importance à la sécurité d’emploi qu’au salaire

Nous vivons une période d’incertitude économique, et les récentes annonces de licenciements collectifs en montrent l’impact sur le marché du travail. Une nouvelle enquête du prestataire de services RH Partena Professional, menée auprès de 1.000 travailleurs, révèle que la sécurité d’emploi est la principale raison qui incite les travailleurs belges à rester chez leur employeur actuel. « L’impact de l’incertitude économique sur le marché du travail ne doit pas être sous-estimé.

Les travailleurs belges accordent plus d’importance à la sécurité d’emploi qu’au salaire : la rémunération n’arrive qu’en cinquième position », analyse Yves Stox, Managing Consultant chez Partena Professional.

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Le belge choisit la sécurité

Nous vivons une période d’incertitude économique. Au cours des six premiers mois de 2026, 63 entreprises ont annoncé leur intention de procéder à un licenciement collectif. Au total, 5.115 travailleurs ont appris que leur emploi pourrait être menacé (SPF Emploi, Travail et Concertation sociale).

« Un iceberg que la Banque nationale signale depuis longtemps émerge peu à peu : l’érosion de notre compétitivité. C’est particulièrement vrai dans l’industrie. Ce sont en effet ces entreprises qui doivent affronter la concurrence d’entreprises manufacturières similaires à l’étranger. Or, chez nous, elles sont confrontées à une fiscalité plus lourde sur le travail, à des salaires qui augmentent plus rapidement en période d’inflation et à de lourdes contraintes administratives. Autrefois, nous compensions ces handicaps grâce à une main-d’œuvre mieux formée. Mais cet avantage, nous sommes en train de le perdre progressivement. », analyse l’expert du travail Stijn Baert, qui a accompagné l’enquête.

Cette situation se répercute aussi sur le marché du travail. L’enquête de Partena Professional, réalisée en collaboration avec le bureau d’études iVOX auprès d’un échantillon représentatif de travailleurs, montre que la sécurité d’emploi est la principale raison (58,0 %) pour laquelle les travailleurs belges restent chez leur employeur actuel.




Pour beaucoup de travailleurs, la sécurité de l’emploi compte au moins autant que le montant qu’ils reçoivent chaque mois sur leur compte bancaire. Quand on leur soumet douze raisons possibles de rester chez leur employeur actuel, la sécurité d’emploi s’impose nettement en tête. Le salaire n’arrive qu’en cinquième position, avec 35,1 %.

--Yves Stox, Managing Consultant chez Partena Professional.


« Pour beaucoup de travailleurs, la sécurité de l’emploi compte au moins autant que le montant qu’ils reçoivent chaque mois sur leur compte bancaire. Quand on leur soumet douze raisons possibles de rester chez leur employeur actuel, la sécurité d’emploi s’impose nettement en tête. Le salaire n’arrive qu’en cinquième position, avec 35,1 % », explique Yves Stox.

Le salaire ne fait pas tout

Après la sécurité d’emploi viennent l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée (49,5 %) et le contenu du travail (44,7 %). Les déplacements entre le domicile et le lieu de travail (38,1 %) pèsent eux aussi plus lourd que le salaire (35,1 %).

Fait saillant : les avantages extralégaux (33,6 %) et la flexibilité des horaires de travail (32,1 %) sont moins souvent cités que le salaire comme raison de rester chez l’employeur actuel. Le lien avec les collègues (29,5 %) et les possibilités de télétravail (23,8 %) figurent aussi plus bas dans la liste.

Les possibilités d’évolution (11,4 %) et l’impact sociétal du travail (11,5 %) se révèlent déterminants pour bien moins de travailleurs encore. Le prestige de l’organisation ferme la marche : seuls 6,4 % le citent comme une raison importante de rester.

Les francophones et les hommes attachent plus souvent de l’importance au salaire

Si la sécurité d’emploi est le facteur principal pour pratiquement tous les groupes, l’enquête de Partena Professional met en lumière des différences entre travailleurs. Les francophones (39,8 %) citent plus souvent le salaire comme raison de rester chez leur employeur actuel que les néerlandophones (31,8 %).

L’écart est aussi net entre hommes et femmes : 41,3 % des hommes citent le salaire comme un facteur important pour rester, contre 28,6 % des femmes. Les travailleurs diplômés de l’enseignement supérieur mentionnent eux aussi plus souvent leur salaire (38,5 %) que les travailleurs moins qualifiés (32,0 %).

À propos de l’enquête

Partena Professional a élaboré, avec le soutien de l’expert du travail Stijn Baert, un questionnaire destiné à éclairer les questions ci-dessus. Ce questionnaire a été soumis entre le 31 juillet et le 19 août 2026 à un échantillon représentatif de 1.000 travailleurs belges, par l’intermédiaire du bureau d’études iVOX. La marge d’erreur maximale est de 3,02 %.

Des caractéristiques sociodémographiques ont également été demandées aux répondants, comme le genre, la taille de l’entreprise et la langue maternelle (néerlandais ou français). Les résultats ont ainsi pu être ventilés selon ces critères, et la bonne répartition de l’échantillon selon ces critères a pu être vérifiée.

À propos de Partena Professional

Partena Professional est un prestataire de services qui met fortement l'accent sur l'entrepreneuriat et la gestion des ressources humaines. Partena Professional soutient et accompagne les starters, les PME et les grandes entreprises dans leurs processus administratifs et leur politique RH. Nous proposons des services dans les domaines de la création d'entreprise, du statut social des indépendants, de la gestion salariale et du personnel, de la formation, du conseil juridique et de la consultance (RH, juridique, etc.). Quelque 2 300 collaborateurs servent plus de 81 000 entreprises et 135 000 indépendants et réalisent un chiffre d'affaires annuel de 300 millions d'euros.

Plus d’infos sur www.partena-professional.be




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